Category: Articles de presse

Les habits neufs de Bachar

un article de Nicolas Appelt, doctorant à l’Université de Genève

Une charte de la liberté pour la Syrie

un article de Claire A. Poinsignon, à propos d’une enquête auprès des Syriens de l’intérieur.

 

La révolution syrienne continue au Liban

À écouter,  le  reportage “Dans les jupes de Damas, avec des opposants syriens à Beyrouth”,  après sa diffusion le mardi 8 septembre dans l’émission Détours de la RTS:
https://www.rts.ch/la-1ere/programmes/detours/7026316-detours-du-08-09-2015.html
 De la Syrie, on entend le fracas des armes et l’écho des drames humains, face auxquels on se sent démunis. Pourtant, au milieu du chaos et de la violence subsistent des voix qui portent un message d’espoir, de résistance et de solidarité. Ce sont celles de citoyens syriens qui continuent à faire vivre les valeurs humanistes qui ont poussé le peuple dans les rues en mars 2011, après 40 ans d’oppression. A Beyrouth, certains ont trouvé l’espace leur permettant de continuer à être utiles à leurs concitoyens syriens restés en Syrie. Ils font le lien avec les ONG, organisent des transferts d’argent et de matériel, soutiennent des initiatives locales et citoyennes, persuadés que c’est à travers ce travail civil fondé sur la solidarité et le pacifime qu’une nouvelle société syrienne pourra un jour émerger, lorsque les armes se seront enfin tues.
 Grand merci à Sana, Ousama, Adel et tant d’autres… Et un merci tout particulier à Emilie Luciani, qui soutient le peuple syrien avec ténacité, efficacité et sincérité, et qui a rendu ces rencontres possibles.

“J’ai connu l’enfer. De la Syrie des Assad aux camps du Liban”

“J’ai connu l’enfer. De la Syrie des Assad aux camps du Liban”  est plus qu’un simple témoignage. En empruntant la plume de la journaliste Djénane Kareh Tager, Fayza D. nous propose un récit de sa vie mettant en exergue l’émergence du conflit syrien.
fazya
Voilà comment commence le livre:” j’ai dix neuf ans et je suis vieille”. On comprend en le refermant pourquoi cet oxymore est aussi touchant que véridique. A seulement 19 ans cette jeune fille, issue d’une famille modeste de Zabadani, propose des réflexions et des analyses pouvant donner du fil à retordre aux comités internationaux et surtout une belle leçon à l’humanité, si humanité il y a. Les diverses contradictions qu’elle rencontre la mènent très tôt à se questionner de façon pertinente. Son père, fonctionnaire, a toujours été contre ce régime, pourtant il lui fallait démontrer l’inverse pour éviter tout type de problème, allant jusqu’à cautionner les discours des Assad, mettant le volume de la télévision au plus haut degré pour faire entendre aux voisins son appartenance aux idéaux déversés par le régime.
En l’espace de 173 pages, elle passe par des thèmes allant du niqab a l’amour, des différentes relations familiales au prix d’un pull, de la place de la femme à  son quartier, de la révolution aux destructions, de la Syrie et de sa maison aux camps de réfugiés, de la vie à la mort.
Au cours de cette lecture, Fayza D. nous donne d’authentiques supports nous permettant de penser et de panser. Penser comment le bourrage de crâne a fait tant de mal au peuple, et comment ce dernier a su malgré tout le dépasser avec une incroyable force d’esprit : « Comme tous les enfants syriens, on m’avait en même temps appris a parler et a me taire. On m’avait dit : tu appartiens au Baas ; et il allait de soi que je devais en être fière ». Panser les douleurs en allant de l’avant et en étant fière de cette révolution : « nous ne refuserons pas d’obéir et de nous taire, mais nous demandons d’abord : pourquoi faut-il que je me taise ? Nous le ferons si nous sommes convaincus de la réponse. Nous sommes la génération du pourquoi, et à cause de ce mot, nous ne pouvons plus nous laisser marcher sur les pieds, comme ce fut le cas pour nous en Syrie ».
L’être humain a-t-il un prix, en fonction de son appartenance sociale, religieuse, culturelle ? Fayza nous condamne à méditer sur l’humain, ne condamnant pas une seule seconde cette révolution malgré toutes les souffrances subies. Ses expériences d’une extrême violence font écho à l’histoire syrienne : c’est jusqu’au bout qu’elle criera : Liberté et dignité. La force de cette Syrienne, comme celle du peuple, c’est de garder l’espoir dans une âme digne et libre : « Un jour, oui un jour, je serai médecin, en Syrie ».
Maria Oudaïmah

Le blog de Majd Aldik

#OPENEUROPE : le passage des frontières

Deux ans après l’attaque chimique …

Majd, révolutionnaire traqué…

 Majd, révolutionnaire traqué par le régime syrien et l’Etat islamique

Éclipsée par la progression de l’organisation de l’État islamique, la révolution syrienne se poursuit dans le silence des médias internationaux. Voici le récit de Mohamed Majd Aldik, militant révolutionnaire échappé de la ville de Douma, en banlieue de Damas, et arrivé en France fin décembre 2014. Un témoignage de premier plan sur une révolution assiégée par le régime syrien et l’État islamique.

Entretien avec Yassin Al Haj Saleh

voici le lien :

http://www.syriemdl.net/entretien-avec-yassin-al-haj-saleh-la-culture-est-une-necessite-pour-la-syrie/

 

Quand la France ouvrait les bras à 120 000 réfugiés …

Un article essentiel